L'alimentation peut changer le bagage génétique
Les habitudes alimentaires des pères en surpoids provoqueraient des changements dans les spermatozoïdes, qui a leur tour seraient cause de troubles du métabolisme chez les enfants, les rendant plus vulnérables à l'obésité.
C'est ce qu'a révélé une nouvelle étude australienne : en observant des groupes de souris, les chercheurs de l'université d'Adelaïde ont ainsi constaté que les rongeurs qui avaient été soumis à un régime pauvre en nutriments et riche en graisses donnaient naissance à des souriceaux ayant développé une résistance à l'insuline.
Les résultats suggèrent ainsi que les changements épi-génétiques sont prévalent dans certaines parties des spermatozoïdes.
Les habitudes alimentaires des pères en surpoids provoqueraient des changements dans les spermatozoïdes, qui a leur tour seraient cause de troubles du métabolisme chez les enfants, les rendant plus vulnérables à l'obésité.
C'est ce qu'a révélé une nouvelle étude australienne : en observant des groupes de souris, les chercheurs de l'université d'Adelaïde ont ainsi constaté que les rongeurs qui avaient été soumis à un régime pauvre en nutriments et riche en graisses donnaient naissance à des souriceaux ayant développé une résistance à l'insuline.
Les résultats suggèrent ainsi que les changements épi-génétiques sont prévalent dans certaines parties des spermatozoïdes.
Trop de graisses affectent l'environnement des spermatozoïdes
En analysant de plus près les spermatozoïdes, les docteurs Maria Ohlsson Teague et Michelle Lane ont remarqué que 21 des ARN (molécule proche de l'ADN et présente chez tous les organismes vivants) s'exprimaient différemment chez les souris qui avaient suivi une « mauvaise » alimentation, comparé à celles qui avaient été nourries sainement.
En analysant de plus près les spermatozoïdes, les docteurs Maria Ohlsson Teague et Michelle Lane ont remarqué que 21 des ARN (molécule proche de l'ADN et présente chez tous les organismes vivants) s'exprimaient différemment chez les souris qui avaient suivi une « mauvaise » alimentation, comparé à celles qui avaient été nourries sainement.
Selon le Dr Teague, des dépôts graisseux autour des testicules de souris obèses pourraient « affecter l'environnement des spermatozoïdes et favoriser les changements épi-génétiques ».
La spécialiste a également ajouté que dans un futur plus ou moins proche il sera possible de « dépister » et filtrer les spermatozoïdes lors de fécondations in vitro, et même d'inhiber les changements épi-génétiques grâce à une thérapie médicamenteuse.
« Nous préférons tout de même encourager un mode de vie sain », conclut-elle.
La spécialiste a également ajouté que dans un futur plus ou moins proche il sera possible de « dépister » et filtrer les spermatozoïdes lors de fécondations in vitro, et même d'inhiber les changements épi-génétiques grâce à une thérapie médicamenteuse.
« Nous préférons tout de même encourager un mode de vie sain », conclut-elle.
L'obésité, un fléau mondial
40% des Français sont en surpoids, soit près de 14,4 millions de personnes. Chiffres qui ne cessent d'augmenter.
Impressionnant ? Certes, mais ce n'est pas le pire : les Etats-Unis comptent de leur côté 65% de personne en surcharge pondérale.
En plus des problèmes de fertilité qu'elle entraine, une surcharge pondérale est la cause de tout un tas de troubles cardio-vasculaires.
Pour évaluer l'excès ou l'insuffisance de poids, les médecins ont généralement recours à l'Indice de Masse Corporelle, qui se calcule en divisant le poids par la taille au carré. Une personne avec un IMC supérieur à 25 est considérée comme étant en surpoids.
40% des Français sont en surpoids, soit près de 14,4 millions de personnes. Chiffres qui ne cessent d'augmenter.
Impressionnant ? Certes, mais ce n'est pas le pire : les Etats-Unis comptent de leur côté 65% de personne en surcharge pondérale.
En plus des problèmes de fertilité qu'elle entraine, une surcharge pondérale est la cause de tout un tas de troubles cardio-vasculaires.
Pour évaluer l'excès ou l'insuffisance de poids, les médecins ont généralement recours à l'Indice de Masse Corporelle, qui se calcule en divisant le poids par la taille au carré. Une personne avec un IMC supérieur à 25 est considérée comme étant en surpoids.
Agnès Montana